L'Ancienne Vie n'est plus

8 avril 2020

Peut-Être est-il temps de changer les plans

Il est facile de sauter sur une belle opportunité lorsqu’elle se présente à nous. Nous laissons tomber tous nos plans précédents et nous adaptons très vite à notre Nouvelle Vie.

Mais lorsque l’imprévu est un désastre, plutôt qu’une opportunité, avons-nous la même facilité à changer nos plans ?

N’avons nous pas plutôt tendance à être paralysés par le malheureux changement ? Et, pire encore, ne continuons-nous pas à nous accrocher désespérément à des objectifs qui ne sont plus réalistes ?

Lorsque nous avons un objectif qui nous tient à coeur et que les plans pour le réaliser sont bouleversés, nous nous disons souvent qu’il suffit d’attendre que la tempête passe pour y revenir.

Nous oublions que le désastre aura un effet durable sur nous-mêmes, nos proches et/ou notre communauté. Plus le désastre est grand, plus durable est son effet. Après une guerre ou une catastrophe naturelle, nous ne pourrons jamais retourner à l'Ancienne Vie.

Que faut-il donc faire ? S’accrocher désespérément à notre Ancienne Vie ? Attendre sagement que la tempête passe et en subir les conséquences bonnes ou mauvaises ? Essayer d'anticiper les changements à venir pour mitiger les mauvaises conséquences ?

Nous gagnerions peut-être à voir au delà du désastre et changer de plans. Car l'Ancienne Vie n'est plus, vive la Nouvelle !


  • Quel est l’impact de la crise sur vos plans ?
  • Quels changements anticipez-vous dans les prochaines semaines ?
  • Quelles sont les opportunités que vous avez identifié ?
  • Comment comptez-vous modifier vos plans pour profiter de ces opportunités ?

Est-ce fiable ?

6 avril 2020

Puis-je prendre le risque de sauter ?

Quand tu essaies de convaincre un client potentiel en lui présentant un nouveau produit qui promet de changer sa vie. Peut-il s’y fier ?

Quand tu veux opérer un changement dans ta communauté parce que tu estimes que l’ancienne façon de faire est mauvaise. Doit-on te suivre ?

Demander à ton audience d’adopter tes idées, produits ou solutions, c’est lui demander de faire un acte de foi. C’est comme lui demander de fermer les yeux et se jeter dans le vide en faisant confiance à ta nouvelle marque de parachute. Qu’est-ce qui lui garantit que le parachute ne la lâchera pas, comme toutes les fois où elle a accordé sa confiance à d’autres ?

Qu'est-ce qui le prouve ? Est-ce fiable ? Ce sont les questions que nous nous posons souvent avant de sauter le pas. Et plus la peur de sauter est grande, plus importantes sont ces questions.

Avant de vouloir opérer un changement, sois fiable, fais-toi connaitre, reste constant dans ta présentation.

Si personne ne t’écoute aujourd’hui, reviens dire la même chose encore demain. Reviens encore et encore. Et quand nous saurons que tu es fiable, que tu ne disparaitras pas du jour au lendemain, que tu n’es pas comme les autres, alors nous pourrons te croire.

30 minutes

27 mars 2020

Nous n’avons parfois pas l’énergie de commencer à faire le travail qui nous attend. Notre moteur de productivité semble être en panne, mais juste 30 minutes peut être tout ce qu’il nous faut pour le redémarrer.

30 minutes, c’est approximativement le temps qu’il nous faut pour trouver la concentration.

30 minutes c’est beaucoup. Il en faut beaucoup moins pour perdre la concentration difficilement trouvée. Le téléphone qui sonne pendant 3 secondes. La notification d’un réseau social.

30 minutes chaque jour, ce n’est pas beaucoup en général, mais c’est plus que suffisant pour réaliser des progrès sur ce projet dont nous avons toujours rêvé sans commencer.

Faisons juste l’effort de commencer. Enlevons 30 minutes de notre apathie habituelle. Eloignons ce téléphone, cette télévision et toutes les autres distractions. Et ayons 30 bonnes minutes de productivité.

Juste 30 minutes par jour. Sans tourner en rond.

Peut-Être qu’à la fin le progrès que nous aurions fait pendant ces 30 minutes ne serait pas suffisant.

Ou peut-être que, pour une fois, après ces 30 premières minutes, nous n’aurons plus envie de nous lever. Et elles se transformeront ainsi en des heures de travail productif sans interruptions.

Juste une horloge pour illustrer. :)

Tu devrais peut-être doubler tes prix

17 mars 2020

Le prix traduit la valeur du service.

Les gens disent que c’est trop cher.

Nous faisons un prix bas pour atteindre le plus grand nombre de personnes.

Le problème quand le prix est trop bas, c’est que les clients ne prennent pas le service au sérieux. Pourquoi devraient-il, par exemple, prendre au sérieux quelque chose qui promet de changer leur vie alors que cela ne leur coute même pas le prix d’un repas ?

Souvent on pense qu’il faut mettre un prix assez bas pour que les gens achètent. Mais, de mes observations, l’erreur la plus courante est de ne pas mettre un prix assez élevé.

Le prix traduit la valeur du service. Si vous n’arrivez pas à vendre, ne dévaluez pas le service ! Trouvez plutôt un moyen de mieux communiquer sa valeur ou augmentez la qualité du service. Ce n’est pas en le dévaluant que vous y arriverez.

Le prix doit être assez élevé pour convaincre votre interlocuteur de la valeur que vous offrez. Personne, même le plus pauvre, n’a envie d’acheter des services de qualité questionnable.

De plus, un client qui paie plus cher a inconsciemment tendance à vouloir justifier son investissement. Il prendra le temps de mieux comprendre votre service, sera plus ouvert à suivre vos conseils, et travaillera diligemment avec vous pour obtenir les résultats promis.

Vous aurez aussi plus de ressources à réinvestir pour satisfaire vos clients. Ce sont les clients satisfaits qui témoigneront de votre efficacité et vous en rapporteront beaucoup d’autres.

Finalement, posez-vous cette question : lorsque vous avez peur de facturer votre service à sa juste valeur, est-ce parce que vous redoutez de la réaction des prospects ? Ou parce qu’au fond vous doutez vous-même de la valeur de ce que vous offrez ?

Un employé ne reste pas avec nous par charité

11 mars 2020

Souvent on se dit qu’il suffit de le payer, le former et il restera. Mais il y a tellement de critères à prendre en compte.

Est-ce que tu as pu énoncer clairement ta vision de façon à ce que l’employé la partage et veuille la voir se réaliser ?

Est-ce que l’employé est heureux de travailler avec toi au point où il n’aimerait être nulle part ailleurs, où il n’y a pas un stress constant et autres ?

Est-ce qu’il a une bonne relation avec ses supérieurs et ses collègues ?

Est-ce qu’il a l’impression que ce travail contribue à son développement personnel et professionnel ?

Est-ce qu’il est payé à sa juste valeur ?

Est-ce que le boss se préoccupe vraiment du bien-être de l’employé au lieu de juste l’argent que l’employé lui permet de gagner ?

Et pleins d’autres critères.

Tous ces critères permettent de mesurer ce qu’on appelle « engagement des employés ». Un employé engagé aura du mal à partir.

Un employé non-engagé fait perdre à l’entreprise environ 34% de son salaire. Il est moins performant, la qualité de son travail n’est pas bonne, et les chances qu’il vous quitte augmentent de 67%.

Malheureusement en Afrique à peine 10% des employés sont engagés. Ce n’est pas un problème de l’Afrique uniquement, en Europe c’est la même chose. Au USA c’est un peu mieux mais toujours autour de 30%.

Les meilleures entreprises arrivent à obtenir des taux d’engagement de 70%.

L’engagement des employés est la responsabilité du chef d’entreprise. On demande que l’employé se sacrifie pour l’entreprise, mais qu’est-ce qu’on lui offre à part un salaire (souvent pas suffisant) et de vagues promesses ?

C’est un sujet qui me passionne et mon entreprise Happierco offre une solution pour cela.

Première page de la présentation de l'offre de Happierco

Le pouvoir de la pensée positive

11 mars 2020

Quand tu flirtes avec la Négativité

À mes débuts, je travaillais beaucoup avec des experts en marketing et des coachs en développement personnel. Il y en a un particulièrement qui me revient à l’esprit en cette période où je pense à un sujet qui me tient à cœur. Il s’appelle Juan.

Juan habitait à Kuala Lumpur, je l’avais rencontré sur le site de free-lance Elance (devenu Upwork), il y a un peu plus de 10 ans. Il payait mes services pour l’aider à améliorer ses sites de vente. Juan vendait des cours, livres et vidéos de développement personnel, des “conneries” comme “le pouvoir de la pensée positive”, “la loi de l’attraction”, etc. Il en vendait certains à plus de 1.000$ !!!

Il y a dix ans, je ne comprenais pas comment des gens pouvaient payer pour ce genre de choses. Je ne voyais même pas la valeur que cela pouvait apporter, à part rendre millionaires en dollars des “charlatans” comme Juan. Je me suis toujours efforcé de rester positif en toute chose, et je ne comprenais pas pourquoi des gens paieraient aussi cher pour quelque chose d’aussi basique.

Aujourd’hui, plus j’observe les personnes que je côtoie, pour comprendre les éléments qui font la différence entre ceux qui réalisent leurs rêves et ceux qui ne le font pas, entre ceux qui se lèvent chaque matin heureux et ceux qui ne le sont pas, plus je me rend compte à quel point la pensée positive fait une grande différence.

Notre cerveau a une capacité d’apprentissage incroyable. L’une de ses meilleures techniques d’apprentissage est la répétition.

Le problème avec les pensées négatives, c’est que lorsque vous les répétez encore et encore, votre cerveau apprend à ne voir que le négatif. Lorsque vous passez votre temps à voir les imperfections de vos voisins, à vous plaindre de votre environnement, à ruminer vos propres faiblesses, à chercher ce qui n’est pas réaliste dans vos plans, votre cerveau apprend à faire ces choses encore mieux. Vous devenez un expert en négativité.

J’ai rencontré tellement de personnes très intelligentes et talentueuses qui malheureusement passent à côté de beaucoup d’opportunités parce que leur brillant cerveau, ayant très bien appris à détecter le négatif, a du mal à voir la toute petite lueur de positivité et la fenêtre d’opportunité à côté de laquelle ils passent sans s’en rendre compte.

Aujourd’hui je comprends mieux la valeur que Juan apportait à ses clients, et même si la plupart n’en tiraient sûrement pas grand chose, je vois très bien pourquoi cela pouvait coûter plus de 1,000$. En fait, si vous avez dans votre vie quelqu’un qui arrive à vous faire rester positif en toute situation, accrochez-vous car cela n’a pas de prix.

Il est très difficile de rester positif, surtout dans un environnement où tout va mal, où chaque jour est un combat contre des forces qui s’amusent à vous ralentir, mais c’est crucial et c’est l’une des choses qui font une différence énorme.

Quant à Juan, il est depuis retourné en Argentine, et a cofondé plusieurs des plus grandes plateformes de elearning en Amérique Latine.

Attention à ce que tu chéris

11 mars 2020

Ce que tu chéris peut te corrompre

Quand tu évalues ton progrès en te comparant à tes frères, au lieu d’un objectif au dessus de toute chose, tu te sens automatiquement en compétition avec eux.

Vous vous battez entre vous pour montrer qui est le plus fort, parce que vous visez tous le même objectif. Vous vous battez parce que vous êtes semblables. Vous accordez plus d’importance au prestige qu’à la valeur que vous apportez à la société.

Quand deux personnes veulent la même chose, elles se battent. Ce genre de compétition nous éloigne de ce qui compte vraiment. Quand la vie devient un jeu à somme nulle, on n’arrive plus à voir au delà du jeu. Soit je gagne, soit tu gagnes. Il faut gagner à tout prix.

Lorsque deux personnes se mettent ensemble pour atteindre un même objectif, et que cet objectif c’est de devenir le meilleur, ou d’avoir beaucoup d’argent, ces deux personnes sont condamnées à un jour devenir des rivaux.

De petits désagréments se transforment en grosses disputes. La jalousie, l’envie et le ressentiment s’installent. Les meilleurs amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Votre erreur aura été de vouloir la même chose.

À l’école, on nous a appris la compétition. Il n’y a pas deux premiers de la classe. À l’université, les étudiants se regroupent autour de quelques filières dites prometteuses. Une poignée de meilleurs seront choisis.

Les fonctionnaires se battent pour avoir les mêmes postes administratifs, parce que c’est là que se trouve l’argent. Les commerçants veulent tous vendre la même chose, parce que c’est ce qui marche actuellement.

Les travailleurs rêvent tous d’être le chef. Les hommes politiques rêvent tous d’être Président de quelque chose. Et même, au Bénin, notre Président est le Compétiteur Né.

Arrêtons de tomber dans ce piège. « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. »

Au lieu de chercher à être le meilleur, nous gagnerions sûrement plus à être différents. Il ne sert à rien de comparer deux choses différentes. A ne pas faire comme les autres, nous découvrirons sûrement un nouveau chemin qui changera le destin de notre communauté.

Lorsque deux amis se mettent ensemble pour construire quelque chose de plus grand que chacun d’eux, ils le feront toujours en harmonie. Le résultat est beaucoup plus beau que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Argent et prestige

11 mars 2020

C’est incroyable ce qu’on peut accomplir quand ni l’argent ni le prestige ne nous intéresse. 😋

Quand on n’a ni l’une ni l’autre de ces choses, on court après elles en pensant que c’est la meilleure façon de les obtenir. C’est vrai que lorsqu’on court suffisamment longtemps et suffisamment fort derrière certaines choses, on les obtient à la fin. 🤷🏾‍♂️

Mais, lorsqu’on s’oublie soit même et qu’on se met plutôt au service des autres, on les obtient en plus grand et au delà de toute espérance. Choisi bien ce après quoi tu cours, et ceux qui courent après l’argent et le prestige ne comprendront jamais pourquoi tu en as plus qu’eux. ❤️

La solution n'est pas ailleurs

11 mars 2020

La plaie de nos nations se cache parmi nous. Ils regardent vers l’extérieur, pensant y trouver les solutions à nos malheurs. Ce qu’ils lisent dans les livres, ce qu’ils voient faire ailleurs, ils rêvent de le reproduire ici… en copiant. Parce qu’ils ne peuvent rêver de mieux que… copier. Leurs esprits bornés ne sont pas capables d’une vision originale. Etre riche comme le voisin, c’est leur rêve.

Le développement passe par A parce que la France a fait A… il y a 50 ans ; ou par B, parce que la Chine a fait B… il y a 20 ans ; ou par C, parce que le Rwanda a fait C… il y a 5 ans ; ou par D, parce que j’ai lu D dans un livre écrit par un américain.

Ils seront les premiers à critiquer les puissances étrangères, à parler de colonialisme, d’impérialisme ou de racisme, mais derrière ces critiques se cachent l’envie et la jalousie. Ils aimeraient juste être à la place de ceux qu’ils critiquent. Ils pensent que notre salut adviendra lorsqu’on arrivera à reproduire ce qui se fait ailleurs.

Ils disent qu’ils aiment leur pays, mais que faut-il écouter ? Leur parole ? Ou leurs actes ? Le béninois est mauvais. Le béninois est paresseux. Le togolais est… L’ivoirien est… Les jeunes d’aujourd’hui sont… Mais ils seront les premiers à crier “J’aime mon pays”.

Pour chaque 10 discours de dédain pour leurs frères, ils vous sortiront le discours d’amour pour leur pays comme pour essayer de s’absoudre de leurs péchés. Comment peux-t-on aimer son pays si on n’aime pas ses habitants ? Le pays, est-ce la terre, ou les personnes ? Le développement, est-ce la construction des routes et des aéroports, ou des hommes ?

Ils disent que leur première préoccupation c’est le développement de leur pays. Mais se préoccupent-ils des habitants de leur pays ? Cherchent-ils à aider au lieu de critiquer ? Cherchent-ils à construire pour leurs frères au lieu de construire pour eux-mêmes ? Cherchent-ils à enrichir leurs frères au lieu de s’enrichir eux-mêmes ?

En fait, ils vous diront souvent tout ce que j’ai dit ici. Ils vous le diront même en plus beau. Mais dans la pratique que font-ils ? N’écoutons plus leurs paroles, observons leurs actes. Dans la pratique que font-ils ? Ils se cachent parmi nous et nous disent ce que nous voulons entendre.

La plaie de nos nations se cache parmi nous. En fait, la plaie de nos nations c’est souvent nous-mêmes.

Meilleur que tout ce qui se fait ici

11 mars 2020

Je me rappelle pendant mes premières années de travail, plusieurs de mes amis et connaissances me disaient : « Ulrich, tu devrais aller ailleurs, ta place n’est pas ici. Tu es meilleur que tout ce qui se fait ici. »

Mais heureusement j’ai préféré passer mon temps à apprendre et me développer encore plus, au lieu de le gaspiller à la recherche d’un visa et d’une opportunité ailleurs.

Si tous ceux qui sont « meilleurs que tout ce qui se fait ici », s’en vont, que nous restera-t-il ? Combien de jeunes restés ici ont perdu leurs plus belles années à rêver d’ailleurs et à courir dans les ambassades ?

Si tu as la force et le privilège de passer des heures sur Internet, alors tu as tout ce qu’il te faut pour réussir ici.

En te connectant aujourd’hui à Internet, tu as le pouvoir de t’offrir une éducation meilleure que celle d’aucune université d’Afrique, ou même du Monde.

De plus, tu as accès à n’importe qui dans le Monde à qui tu peux vendre tes services et produits. Oui, tout le Monde. Même les dirigeants des plus grandes entreprises te répondront s’ils ont quelque chose à y gagner.

Tu peux choisir de te plaindre de ne pas avoir les mêmes chances que les autres, ou alors te battre pour réussir avec les outils que la vie a mis à ta disposition.

Crée ta propre chance. (Oui, je sais que ce mot fait mal à ceux qui ont l’impression qu’il diminue la valeur de leur dur labeur quotidien. 🤷🏾‍♂️)

Crée ta propre chance. Elle ne viendra pas te trouver d’elle même dans ton salon. Il faut que tu ailles la chercher.

Aies la curiosité de chercher les informations qui te permettront de t’améliorer, le courage de prendre des risques quand l’avenir semble incertain. Persévère et n’abandonne pas devant les difficultés.

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