Argent et prestige

11 mars 2020

C’est incroyable ce qu’on peut accomplir quand ni l’argent ni le prestige ne nous intéresse. 😋

Quand on n’a ni l’une ni l’autre de ces choses, on court après elles en pensant que c’est la meilleure façon de les obtenir. C’est vrai que lorsqu’on court suffisamment longtemps et suffisamment fort derrière certaines choses, on les obtient à la fin. 🤷🏾‍♂️

Mais, lorsqu’on s’oublie soit même et qu’on se met plutôt au service des autres, on les obtient en plus grand et au delà de toute espérance. Choisi bien ce après quoi tu cours, et ceux qui courent après l’argent et le prestige ne comprendront jamais pourquoi tu en as plus qu’eux. ❤️

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La solution n'est pas ailleurs

11 mars 2020

La plaie de nos nations se cache parmi nous. Ils regardent vers l’extérieur, pensant y trouver les solutions à nos malheurs. Ce qu’ils lisent dans les livres, ce qu’ils voient faire ailleurs, ils rêvent de le reproduire ici… en copiant. Parce qu’ils ne peuvent rêver de mieux que… copier. Leurs esprits bornés ne sont pas capables d’une vision originale. Etre riche comme le voisin, c’est leur rêve.

Le développement passe par A parce que la France a fait A… il y a 50 ans ; ou par B, parce que la Chine a fait B… il y a 20 ans ; ou par C, parce que le Rwanda a fait C… il y a 5 ans ; ou par D, parce que j’ai lu D dans un livre écrit par un américain.

Ils seront les premiers à critiquer les puissances étrangères, à parler de colonialisme, d’impérialisme ou de racisme, mais derrière ces critiques se cachent l’envie et la jalousie. Ils aimeraient juste être à la place de ceux qu’ils critiquent. Ils pensent que notre salut adviendra lorsqu’on arrivera à reproduire ce qui se fait ailleurs.

Ils disent qu’ils aiment leur pays, mais que faut-il écouter ? Leur parole ? Ou leurs actes ? Le béninois est mauvais. Le béninois est paresseux. Le togolais est… L’ivoirien est… Les jeunes d’aujourd’hui sont… Mais ils seront les premiers à crier “J’aime mon pays”.

Pour chaque 10 discours de dédain pour leurs frères, ils vous sortiront le discours d’amour pour leur pays comme pour essayer de s’absoudre de leurs péchés. Comment peux-t-on aimer son pays si on n’aime pas ses habitants ? Le pays, est-ce la terre, ou les personnes ? Le développement, est-ce la construction des routes et des aéroports, ou des hommes ?

Ils disent que leur première préoccupation c’est le développement de leur pays. Mais se préoccupent-ils des habitants de leur pays ? Cherchent-ils à aider au lieu de critiquer ? Cherchent-ils à construire pour leurs frères au lieu de construire pour eux-mêmes ? Cherchent-ils à enrichir leurs frères au lieu de s’enrichir eux-mêmes ?

En fait, ils vous diront souvent tout ce que j’ai dit ici. Ils vous le diront même en plus beau. Mais dans la pratique que font-ils ? N’écoutons plus leurs paroles, observons leurs actes. Dans la pratique que font-ils ? Ils se cachent parmi nous et nous disent ce que nous voulons entendre.

La plaie de nos nations se cache parmi nous. En fait, la plaie de nos nations c’est souvent nous-mêmes.

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Meilleur que tout ce qui se fait ici

11 mars 2020

Je me rappelle pendant mes premières années de travail, plusieurs de mes amis et connaissances me disaient : « Ulrich, tu devrais aller ailleurs, ta place n’est pas ici. Tu es meilleur que tout ce qui se fait ici. »

Mais heureusement j’ai préféré passer mon temps à apprendre et me développer encore plus, au lieu de le gaspiller à la recherche d’un visa et d’une opportunité ailleurs.

Si tous ceux qui sont « meilleurs que tout ce qui se fait ici », s’en vont, que nous restera-t-il ? Combien de jeunes restés ici ont perdu leurs plus belles années à rêver d’ailleurs et à courir dans les ambassades ?

Si tu as la force et le privilège de passer des heures sur Internet, alors tu as tout ce qu’il te faut pour réussir ici.

En te connectant aujourd’hui à Internet, tu as le pouvoir de t’offrir une éducation meilleure que celle d’aucune université d’Afrique, ou même du Monde.

De plus, tu as accès à n’importe qui dans le Monde à qui tu peux vendre tes services et produits. Oui, tout le Monde. Même les dirigeants des plus grandes entreprises te répondront s’ils ont quelque chose à y gagner.

Tu peux choisir de te plaindre de ne pas avoir les mêmes chances que les autres, ou alors te battre pour réussir avec les outils que la vie a mis à ta disposition.

Crée ta propre chance. (Oui, je sais que ce mot fait mal à ceux qui ont l’impression qu’il diminue la valeur de leur dur labeur quotidien. 🤷🏾‍♂️)

Crée ta propre chance. Elle ne viendra pas te trouver d’elle même dans ton salon. Il faut que tu ailles la chercher.

Aies la curiosité de chercher les informations qui te permettront de t’améliorer, le courage de prendre des risques quand l’avenir semble incertain. Persévère et n’abandonne pas devant les difficultés.

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Startup bashing

11 mars 2020

Il est plus facile de critiquer, mais plus utile d'aider
Il est plus facile de critiquer, mais plus utile d'aider

Après la grosse vague de "mythotelling" qui a fait pas mal de victimes dans l'écosystème tech africain, nous observons actuellement le "startup bashing" ou “entrepreneur bashing” qui est tout aussi, voire plus, dangereux.

Mes amis, arrêtons de décourager les débutants. Aidons-les personnellement. Connectons-les. A défaut, laissons-les apprendre de leurs erreurs. Nous sommes jeunes, nous avons toute la vie devant nous pour faire des erreurs et apprendre. N’oublions pas non plus que dans notre monde, les experts ont souvent tort.

Ne suivons pas les pas de nos ainés qui ont passé plus de temps à parler et critiquer, qu'à agir et aider. Si nous sommes actuellement dans la “vallée de la désillusion”, sachons que la négativité ne mène à rien. Ne soyons pas du mauvais côté de l’histoire.

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La réussite demande du temps

11 mars 2020

Il faut au minimum 5 ans pour réussir dans un domaine en partant de zéro, si vous travaillez très dur à plein temps sur votre projet. 5 ans si vous pouvez accélérer le processus, sinon souvent il vous faut près de 10 ans.

  • An 1 : vous vous cherchez, vous ne savez pas vraiment où se situent les opportunités, mais vous apprenez le plus vite possible.
  • An 2 : vous commencez à découvrir les opportunités du domaine et à savoir vers qui vous tourner, où trouver les informations pour augmenter vos chances de réussite.
  • An 3 : vous en savez suffisamment pour gagner de l’argent, même si souvent cet argent ne suffit pas à payer vos factures.
  • An 4 : vous commencez à être reconnu dans votre domaine et attirer des personnes et des clients qui peuvent vous aider à aller au niveau suivant.
  • An 5 : vous commencez à devenir un expert dans votre domaine.

Pour ramener cela à quelques examples de mon expérience personnelle.


En tant que développeur de logiciels :

  • 2006 : commencé à apprendre à développer
  • 2007 : commencé à avoir plusieurs clients de part le Monde. Je gagnais suffisamment d’argent pour comprendre que je n’avais pas besoin de quitter le Bénin ou l’Afrique pour apprendre et réussir.
  • 2007-2009 : essayé d’apprendre le maximum pour développer mes competences techniques à un niveau qui n’avait rien à envier à d’autres développeurs en dehors de l’Afrique. Je me connectais aussi avec des personnes qui pouvaient m’aider à me développer.
  • 2010-2012 : contrats avec Stanford University (université de la Silicon Valley) pour les aider à développer des projets pilotes. Développement de Bootstrap Tour qui est devenu le projet open source, créé par un développeur africain, le plus utilisé dans le Monde. Écriture en anglais d’un livre sur la programmation, publié par une maison d’édition du Royaume-Uni.
  • 2013 : arrêt de ma carrière de développeur consultant parce que cela ne correspondait plus à mes aspirations personnelles.
  • En tant qu’un catalyseur de l’écosystème tech au Bénin :
  • 2014 : fondation de TEKXL pour accompagner des jeunes béninois à créer des startups tech
  • 2015-2016 : accompagnement de plusieurs startups et développement de talents qui aujourd’hui sont à la tête de quelques startups dont certaines des plus en vue au Bénin, sont consultants pour des entreprises en dehors du continents, etc.
  • 2017-2018 : début de compréhension des réels éléments manquants dans l’écosystème (non ce n’est pas d’abord le financement comme on aime souvent le dire) et comment y apporter de la valeur à la hauteur de nos ambitions
  • 2018-2019 : essayer de commencer à capitaliser sur nos apprentissages des années précédentes pour avoir l’impact envisagé

En tant que fondateur de startup :

  • 2013-2014 : lancement de plusieurs idées y compris Flyerco
  • 2014-2015 : acquisition de plus de 10.000 utilisateurs aux USA pour Flyerco
  • 2016 : vente de Flyerco à une firme américaine car nous ne savions pas comment aller plus loin
  • 2016-2017 : lancement et fermeture de Botamp
  • 2018 : refocus sur le développement de solutions SaaS B2B et reprise de Happierco
  • 2019 : début de compréhension de ce qu’il faut pour faire réussir Happierco sur le marché mondial

Si vous voulez entreprendre quelque chose, apprêtez-vous à y accorder le temps qu’il faudra. Si vous avez essayé juste deux ou trois ans sans succès. N’est même pas un peu suffisant. De mon expérience, à chaque fois il fallait toujours au moins 4 ans pour voir des débuts de succès.

Ce n’est pas le moment d’abandonner, de vous décourager, oh même de devenir cynique et cultiver la négativité. Le succès n’apparaît pas du jour au lendemain. Cela prend du temps.

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Le secret de la réussite, c'est la chance

11 mars 2020

Beaucoup vous diront qu’il faut travailler très dur. Mais c’est faux. Combien de pères et mères de famille se sont couchés hier, sans avoir pu subvenir à tous les besoins de leurs enfants, après une très longue journée de travail ? Combien sont-ils à travailler dur chaque jour sans avoir de quoi payer des soins de santé quand ils tombent malades ? Ils sont des centaines de millions.

Le secret de la réussite, c’est la chance. C’est manquer d’humilité que de prétendre le contraire.

Vous savez comment on fait pour avoir la chance d’obtenir un 6 au lancer de dé ? Eh bien, on lance juste le dé. On lance le dé encore et encore jusqu’à obtenir le 6. On lance le dé et on prie que Dieu, l’Univers, la providence, les mannes de nos ancêtres, tout ce en quoi nous croyons, daigne nous offrir le 6.

La chance, c’est cela. Plus on lance le dé, plus les chances d’avoir le 6 augmente. Le reste est hors de notre contrôle. On n’obtiendra jamais de 6 sans lancer le dé, ou en le lançant juste une fois (ça arrive mais c’est rare).

On le lance différemment chaque fois. En mettant la main plus haut, ou plus bas. En tendant le bras, ou en le gardant plus proche. En soufflant dessus ou pas. En faisant une prière différente à chaque fois. On le lance différemment, mais en fin de compte, on est juste lanceur de dé.

Je réussis parce que je lance le dé encore et encore, et je tombe sur le 6 une fois en passant. Parfois je tombe sur une série de 6. Je suis chanceux et je l’assume. Et vous ? Etes-vous chanceux ? Combien de fois avez-vous déjà lancé votre dé aujourd’hui ?

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